Qui suis-je ?

«On n’enseigne pas ce que l’on sait ou ce que l’on croit savoir : on n’enseigne et on ne peut enseigner que ce que l’on est.»
Jean Jaurès

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Il y a quelques années, je travaillais dans le domaine bancaire, j’adorais mon job, je ne comptais pas mes heures et j’avais un train de vie bien remplie. J’étais aussi une maniaque du contrôle, avoir un regard sur tout, tout le monde, tout le temps, me donnais l’impression de gérer ma vie d’une main de maître. 

Enfin, ça, c’était une belle illusion n’est-ce pas ?

Mon quotidien était défini à l’avance, et ce, dès le matin avec la sonnerie du réveil. J’enchaînais à un rythme effréné, obligations professionnelles, devoirs familiaux, et moments de détentes, plutôt superficiels avec le recul. Avoir un tel rythme était pour moi gratifiant, sauf que clairement, je ne vivais pas ma vie, je la regardais défiler en mode pilote-automatique !

Aucune place à l’imprévu dans tout ça, la moindre surprise venait perturber mon équilibre. Il fallait que tout reste sous contrôle. Quand on en est là, soyons honnête, ce n’est pas bon signe !

Lorsqu’on court après le temps, qu’on en oublie les bases, un beau jour…

Le temps s’arrête.

Net. Brutalement. Sans prévenir. C’est le choc.

Qu’il soit professionnel, émotionnel ou en rapport avec notre santé, peu importe, le choc nous met dans un état second.

Le corps nous envoi des messages en permanence, quand ils sont ignorés, ces messages prennent plus d’ampleur.

À ce moment-là, il n’est plus possible de revenir en arrière. Le choc ne nous laisse plus le choix que de regarder la réalité en face.

C’est tout notre petit monde qui s’écroule sous nos pieds.

Je pars du principe qu’on ne peut parler que de ce qu’on a vécu, alors mon histoire personnelle à peu d’importance ici, mais ce jour-là, je l’ai vécu.

J’ai eu la chance que la vie m’arrête dans ma course folle. Quand le corps s’arrête, que le temps s’offre à nous, que se passe -t-il ?

Plein de choses, même si nous réagissons tous différemment face aux incidents de la vie, je crois qu’on ne peut pas échapper à une sorte de bilan.

Où en sommes-nous et où voulons-nous aller ?

Pour les plus courageux, des choix s’imposent, le mouvement reprend ses droits…

Lâcher prise, s’alléger bien souvent, de relations, d’injonctions qui n’ont plus lieu d’être.

Si on veut avancer, et permettre au renouveau de prendre vie, il faut d’abord faire de la place.


Je ne suis pas adepte de la « politique de l’autruche » se persuader que tout va bien suite à un choc est une perte de temps, d’énergie, qui engendre une certaine souffrance.

Se conforter dans un déni, est sans doute plus agréable, mais cela ne fait que déplacer l’obstacle, sans nous donner les moyens de le dépasser.

Suite à ce bouleversement, j’ai découvert le Yoga, je me suis beaucoup informée, j’ai découvert une vraie philosophie de vie.

J’ai d’abord pratiqué seule, puis en studio pour enfin me former en 2017, auprès de Mira Jamadi fondatrice de la Divine Alchemy Yoga School.

Je suis ressortie de cet apprentissage complètement transformée. Ce que j’ai vécu est bien plus qu’une « simple » formation de prof de yoga.

Là aussi, il y a eu un avant et un après.

J’ai récemment été formée par Yoga Passion pour pouvoir accompagner les enfants âgés de 3 à 8 ans à travers le Yoga, en petits groupes dans les écoles ou au sein du cercle familial.

Sensibiliser les enfants sur la gestion des émotions, la conscience du corps, la respiration a beaucoup de sens pour moi, ce sont de précieux outils pour grandir dans le monde dans lequel on vit.

Pour les petits comme les grands, le Yoga contribue à garder une qualité de vie équilibrée.

À mon sens, la voie du Yoga est sans fin, je resterai élève toute ma vie, dans le but de continuer à vous accompagner du mieux que je peux.


Clémence